Musée de la Fondation Siméon de Trèves

Simeonstraße 60, 54290 Trier   
Stadtmuseum

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Karl Marx 1818-1883. Les étapes de sa vie.
Du 5 mai au 21 octobre 2018

Sous le titre «Les étapes de sa vie», le Musée de la Fondation Siméon de Trèves retrace le parcours mouvementé de Karl Marx, qui a commencé en 1818 à Trèves. Le circuit suit le destin du penseur depuis son enfance et sa jeunesse à Trèves, en passant par ses années d’études et ses premières expériences professionnelles, jusqu’à son exil à Londres où il passa plus de la moitié de sa vie. Il y resta jusqu’à sa mort en 1883.

Ces différentes étapes illustrent les développements et les tournants décisifs de sa vie. Quels ont été les rôles de Trèves, Paris et Londres dans la vie de Karl Marx et de sa famille? Quelles ont été les personnes et les circonstances qui ont influencé le jeune philosophe? Quelle était sa position vis-à-vis de ses admirateurs et de ses détracteurs?

Pour répondre à toutes ces questions, l’exposition présente des documents d’époque personnels ainsi que des récits. Installés sur une superficie d’environ 600m2, ces éléments éclairent la biographie de Karl Marx et dressent un portrait vivant de l’homme derrière l’icône.

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Statue Karl Marx

Nordallee 1, 54290 Trier   
Karl-Marx-Statue

Karl-Marx-Statue

Karl-Marx-Statue

Karl-Marx-Statue

Karl-Marx-Statue

Karl-Marx-Statue

En 2015, la République populaire de Chine a proposé à la ville natale de Karl Marx une sculpture du grand penseur, en signe d’amitié et de reconnaissance, à l’occasion du bicentenaire de sa naissance.

Dans un premier temps, il a été envisagé d’installer la statue près de la maison natale de Karl Marx, la Karl-Marx-Haus. Mais l’artiste et professeur universitaire chinois Wu Weishan, venu en repérage à Trèves en 2016, a exprimé une préférence pour la place Simeonstiftplatz, (place de la fondation Siméon). Le conseil municipal a accepté le cadeau en mars 2017 après en avoir longuement débattu. Il restait à convenir des dimensions de l’œuvre.

La hauteur initialement prévue de 6,30 mètres a été réduite à 5,50 mètres. Concernant la répartition des coûts, la République populaire de Chine a accepté le financement du transport, ainsi qu’un socle avec gradins et l’ancrage de la statue. Les frais restants, pris en charge par la ville de Trèves, correspondent aux travaux d’excavation, de fondation, de pavage et d’éclairage et s’élèvent à 39000 euros.

«Je représente Marx dans toute sa grandeur, avec un regard déterminé», a déclaré l’artiste. «Ses longs cheveux et sa redingote symbolisent sa grande sagesse. Ses pensées gravitent autour du monde. Il est convaincu que tout est en mouvement et que le changement est perpétuel. Marx regarde de l’avant et avance d’un pas tranquille.» La sculpture en bronze sera inaugurée solennellement le 5 mai 2018.

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La maison où vécut Karl Marx

Simeonstraße 8, 54290 Trier   
Wohnhaus von Karl Marx

Wohnhaus von Karl Marx

Wohnhaus von Karl Marx

Wohnhaus von Karl Marx

Detail – Wohnhaus von Karl Marx

Detail – Wohnhaus von Karl Marx

卡尔·马克思故居

卡尔·马克思故居

Le 1er octobre 1819, l’avocat Heinrich Marx, père de Karl Marx, acquiert une petite maison baroque avec toit mansardé, située à l’époque au numéro 1070 rue Simeonsgasse (aujourd’hui 8 rue Simeonstraße), non loin de la Porta Nigra.

La maison fut achetée à Peter Schwarz, juriste et collègue de Heinrich Marx, pour le prix de 18987 francs et 20 centimes, avec un paiement échelonné. La famille Marx quitte la rue Brückentsraße et s’installe dans sa nouvelle propriété. Suite à des perspectives de promotion professionnelle, le père de Karl Marx s’était converti au protestantisme entre 1816 et 1819. Les enfants Sophia, Karl, Hermann, Henriette, Louise, Emilie et Caroline reçurent un baptême protestant dans cette maison, le 26 août 1824.

Karl bénéficie de cours privés que lui dispense son père, et intègre le collège en 1830. Jusqu’à son bac qu’il passe à l’automne 1835, le jeune Karl Marx habite la maison familiale rue Simeonstraße. Ensuite, il quitte Trèves pour suivre des études à l’université de Bonn, et ne reviendra que rarement dans sa ville natale pour des visites brèves. Fin 1850, sa mère Henriette Marx est mentionnée pour la dernière fois à cette adresse. La maison a probablement été vendue entre 1851 et 1852.

Depuis, l’intérieur a subi d’importantes transformations, et aujourd’hui, une boutique occupe le rez-de-chaussée. Une plaque commémorative au-dessus de l’entrée est le seul témoin qui rappelle les anciens occupants, dont le fils le plus célèbre de la ville de Trèves.

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Judengasse (rue des Juifs)

Judengasse, 54290 Trier   
Judengasse

Judengasse

Judengasse

Judengasse

Judengasse

Judengasse

Detail – Judengasse

Detail – Judengasse

Judengasse

Judengasse

Au Moyen-Âge, les grands commerçants internationaux, prêteurs de capitaux et marchands de bestiaux juifs sont des acteurs importants de la vie économique au sein de la Principauté archiépiscopale de Trèves. C’est probablement dans la seconde moitié du 10ème siècle que le quartier juif se constitue, entre la place Hauptmarkt (place principale) et les rues Jacobstrasse et Stockstrasse. Les portes d’accès au quartier juif restent fermées la nuit.

Au début du 14ème siècle, la communauté juive connaît son âge d’or. Le ghetto compte environ 60 maisons et plus de 300 habitants. Parmi d’autres espaces communautaires, le quartier compte aussi une synagogue qui fut utilisée avec quelques interruptions jusqu’en 1418.

Au milieu du 14ème siècle, les accusations contre les Juifs d’empoisonnement de puits détruisent la communauté juive de Trèves. Les autorités ecclésiastiques et municipales n’ont se révèlent incapables de maîtrise la foule de pilleurs. Les familles juives chassées de Trèves s’installent dans les villages alentour qui ne font pas partie de la Principauté archiépiscopale, et y fondent de nouvelles communautés.

En 1418, tous les Juifs sont bannis de la Principauté archiépiscopale de Trèves. Ils sont expropriés et doivent renoncer à leurs biens, dont le cimetière qui se situait sur la place actuelle du Viehmarkt (place du marché aux bestiaux).

Dans la cave de la maison située au numéro 4/4a de la rue Judengasse (rue des Juifs), il subsiste un mikvé, un bain rituel juif. Il est prévu qu’à long terme, ce bâtiment accueille un «Centre de documentation sur la vie des Juifs» depuis les débuts de l’époque romaine en passant par l’essor au Moyen-Âge jusqu’à l’Holocauste, puis la reconstruction après 1945.

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Musée de la cathédrale

Bischof-Stein-Platz 1, 54290 Trier   
Museum am Dom

Museum am Dom

Gefängnis hinter dem Dom 1960er Jahre

Gefängnis hinter dem Dom 1960er Jahre

Museum am Dom

Museum am Dom

Dans la première moitié du 19ème siècle, Trèves fait partie des régions les plus pauvres d’Allemagne. En 1831, près d’un tiers de la population de la ville se trouve dans le besoin. Vers le milieu du 19ème siècle, 81 % des habitants vivent en-dessous du seuil de subsistance, c’est pourquoi beaucoup d’entre eux émigrent aux États-Unis et au Brésil.

Le gouvernement prussien retire aux citoyens le droit ancestral de ramasser du bois mort dans la forêt. Les sanctions sont lourdes. L’année judiciaire de 1828-29 compte 9000 condamnations pour ramassage de bois. À l’automne 1842, Karl Marx dénonce cette situation à plusieurs reprises dans le journal «Rheinische Zeitung».

La pauvreté pousse beaucoup de femmes à la prostitution. En 1828, plus de 80 % des détenus sont des femmes. Pour remédier à la surpopulation constante des prisons, l’architecte Johann Georg Wolff (1789–1861) est chargé de construire en 1832-33 une prison prussienne royale rue Windstraße. Le bâtiment est érigé sur l’emplacement de l’ancienne curie Metzenhausen, qui fut l’un des plus beaux édifices de la Renaissance à Trèves.

C’est ici, au pied de la cathédrale, que les révolutionnaires de 1848 furent incarcérés. Parmi eux, un ancien camarade de classe de Karl Marx, Viktor Valdenaire. Dans les années 1983-88, le bâtiment subit des transformations pour devenir le musée épiscopal de la cathédrale et du diocèse, aujourd’hui appelé musée de la cathédrale. Lors des travaux, le bâtiment cubique à deux étages a été entièrement restructuré.

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Église des Jésuites et Gymnasium

Jesuitenstraße, 54290 Trier   
Jesuitenkirche

Jesuitenkirche

Jesuitenkirche 1925

Jesuitenkirche 1925

Jesuitenkirche

Jesuitenkirche

耶稣会教堂和高中

耶稣会教堂和高中

Fondé en 1561, le Collège des Jésuites deviendra plus tard l’actuel Friedrich-Wilhelm-Gymnasium. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, l’école se trouvait dans le bâtiment de l’actuel séminaire épiscopal, rue des Jésuites. Le cursus scolaire de Karl Marx au Gymnasium de Trèves ne dura que cinq ans, de 1830 à 1835. Avant d’être scolarisé, il avait été instruit par son père pendant plusieurs années.

En 1835, à 17 ans, il obtient son baccalauréat avec une moyenne de 15/20. L’établissement scolaire cultivait un esprit libéral, principalement sous l’influence de deux hommes: Johann Hugo Wyttenbach (1767–1848) et Johannes Steininger (1794–1874). Le premier était recteur de l’établissement, mais aussi directeur de la bibliothèque municipale de Trèves, bibliothécaire de la Société de lecture et membre fondateur de la Société des recherches utiles. Le deuxième était professeur. Karl Marx a fréquenté l’école avec de futurs participants de la Révolution de 1848: Friedrich Zell, Ludwig Joseph Bleser, Viktor Valdenaire et Ludwig Simon. Tous ces jeunes hommes passèrent leur baccalauréat entre 1832 et 1836.

Mais l’esprit démocratique de l’école fut contré par le gouvernement prussien à partir de 1837: le recteur Wyttenbach fut placé sous la surveillance de la police secrète. Par ailleurs, en raison de la pauvreté générale, le nombre d’élèves a commencé à diminuer (en 1825 ils étaient 457, et en 1837, plus que 295).

Ce n’est qu’avec la fondation du couvent épiscopal en 1840 que les élèves se firent de nouveau plus nombreux. Après la destruction du bâtiment scolaire en 1944, l’école Friedrich-Wilhelm déménagera plusieurs fois, pour s’installer en 1961 dans le bâtiment qu’elle occupe actuellement.

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Le Casino sur la place Kornmarkt

Kornmarkt 1, 54290 Trier   
Casino am Kornmarkt

Casino am Kornmarkt

Casino am Kornmarkt 1824

Casino am Kornmarkt 1824

Casino am Kornmarkt

Casino am Kornmarkt

位于粮食广场(Kornmarkt)的俱乐部

位于粮食广场(Kornmarkt)的俱乐部

Ce bâtiment de style classique situé place Kornmarkt (place du marché aux grains) est l’un des édifices les plus importants de l’époque prussienne. Il fut réalisé entre 1824 et 1825 par l’architecte Johann Georg Wolff pour accueillir le siège de la «Société littéraire du Casino».

Cette société fut créée fin 18ème – début 19ème siècles, à l’initiative d’associations à caractère politique, amical ou encore culturel, comme les cercles de lecture. Elle se composait de personnalités importantes de la ville de Trèves ainsi que d’officiers prussiens.

C’est ici que s’organisa la bourgeoisie de la culture, instruite et à tendance démocratique, qui comptait parmi ses membres la famille de l’avocat Heinrich Marx. Le Casino était aussi le théâtre de la vie culturelle de Trèves. Lors d’un des célèbres bals somptueux organisés par la Société du Casino, Karl Marx tombe amoureux de la «reine du ba», Jenny von Westphalen, qui deviendra son épouse.

En 1834, Heinrich Marx tient un discours au Casino, dans lequel il exprime dans un langage codé les souhaits du peuple pour la Constitution. Quelques jours plus tard, des membres de la Société chantent la Marseillaise et agitent le drapeau tricolore. Les fonctionnaires prussiens quittent alors le Casino en signe de protestation, et l’établissement restera fermé pendant plusieurs mois.

L’édifice sera détruit au cours de la Seconde Guerre mondiale, puis servira de casino aux soldats français des Troupes d’occupation en Allemagne. Les Forces Françaises et Eléments Civils Stationnés en Allemagne quittent Trèves en 1999. Depuis 2004, le Casino est devenu un lieu à vocation principalement gastronomique.

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Maison natale de Karl Marx

Brückenstraße 10, 54290 Trier   
Geburtshaus von Karl Marx

Geburtshaus von Karl Marx

Geburtshaus von Karl Marx 1930er Jahre

Geburtshaus von Karl Marx 1930er Jahre

Geburtshaus von Karl Marx – Detail

Geburtshaus von Karl Marx – Detail

C’est dans cette maison située au numéro 10 de la rue Brückenstraße, que naît Karl Marx le 5 mai 1818. Il est le troisième enfant de l’avocat juif Heinrich Marx (1777-1838) et de son épouse Henriette Marx (1788-1863), née Presburg et juive elle aussi. En 1727 est construit le bâtiment côté rue, dans le style baroque, et les parties à l’arrière, gothiques, subissent d’importantes modifications.

Karl Marx ne passe que la première année de sa vie dans cette maison où la famille est installée en location depuis avril 1818. En 1819, les Marx deviennent propriétaires d’une maison située au numéro 8 de la rue Simeonstraße, où Karl Marx passera son enfance et sa jeunesse jusqu’au bac. Puis il quitte Trèves en 1835.

La maison natale tombera dans l’oubli et ne sera redécouverte en tant que telle qu’en 1904, grâce à une annonce dans le journal, rédigée par un social-démocrate.

Le SPD (parti social-démocrate allemand) achète la maison en 1928 et la fait restaurer entièrement en 1930-31 avec l’objectif d’y installer un mémorial. Un projet qui ne sera pas concrétisé : en 1933, la maison fait l’objet d’une expropriation par la SA, qui la transforme en siège et imprimerie du journal de propagande «Nationalblatt». En 1947, la SPD reprend possession de la maison.

Aujourd’hui, elle accueille un musée qui retrace la vie de Karl Marx, son œuvre et son influence. À l’occasion du 200ème anniversaire de la naissance du grand homme, le bâtiment a fait l’objet de travaux de rénovation en 2017, et l’exposition permanente a été repensée.

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Maison de Jenny von Westphalen

Neustraße 83, 54290 Trier   
Wohnhaus von Jenny Westphalen

Wohnhaus von Jenny Westphalen

Detail – Wohnhaus von Jenny Westphalen

Detail – Wohnhaus von Jenny Westphalen

Nommé fonctionnaire d’État, Ludwig von Westphalen s’installe à Trèves en 1816 avec sa deuxième épouse Caroline (née Heubel), ses deux fils issus de son premier mariage et de leur fille Jenny, née en 1814 à Salzwedel. En 1819 naît son fils Edgar, qui fréquentera l’école avec Karl Marx. Les deux garçons seront amis.

Jenny quant à elle se lie d’amitié avec Sophia, la sœur aînée du jeune Karl. Les enfants passent beaucoup de temps ensemble. Mais la situation financière des von Westphalen n’est pas brillante. La famille ne possède presque pas de biens, et le foyer compte sept personnes sous le même toit, avec une tante et une cuisinière. Malgré les circonstances, les von Westphalen tiennent à garder un style de vie raffiné et de répondre aux exigences qui s’y rattachent.

Ludwig von Westphalen enseigne à ses enfants et à Karl Marx la littérature grecque classique et les œuvres de Shakespeare. Il est très admiré par le jeune Karl, dont il reconnaît les capacités même avant son père. Jenny était non seulement très instruite, mais à 16 ans, elle est selon les récits «la plus belle fille de Trèves».

L’amitié des enfants se transformera en amour entre Jenny et Karl, de quatre ans plus jeune qu’elle. En 1836, le couple se fiance d’abord en secret, puis officiellement. En 1841, Karl Marx dédie sa dissertation au père de Jenny. Après la mort de Ludwig von Westphalen en 1842, sa veuve Caroline quitte la maison située rue Neustraße et s’installe avec sa fille à Kreuznach, où Jenny et Karl se marient un an plus tard.

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Tufa

Wechselstraße 4–6, 54290 Trier   
Tufa

Tufa

Tufa 1982

Tufa 1982

Tufa

Tufa

En 1797, Johann Nicolaus Müller crée une teinturerie et un commerce de tissus sur la rive du Weberbach, un cours d’eau qui traversait à l’époque la ville de Trèves. L’industriel fut le premier à utiliser la teinture à l’indigo.

Ses fils développèrent l’activité du site en y ajoutant une filature de coton et un atelier de tissage. L’entreprise se spécialisa dans la fabrication d’étoffes lourdes destinées à la création d’uniformes. Après la Première Guerre mondiale, avec la baisse des besoins en étoffes lourdes ainsi que la crise économique, la fabrique de tissus perd de son importance et en 1927, elle met la clé sous la porte.

Bien des années plus tard, en 1983, des artistes de la scène culturelle libre de Trèves décident de s’associer et de créer «l’atelier culturel». Mais ils ne disposent pas de lieu pour répéter, exposer ou se produire. L’objectif de l’association est de mettre en place un espace culturel.

En 1984, au cours des préparations pour le jubilé des 2000 ans de la ville de Trèves, l’ancienne usine vétuste, qui était devenue la propriété de la commune, est réhabilitée. Après avoir hébergé deux grandes expositions dans le cadre du jubilé, elle est devenue un centre culturel.

Depuis sa fondation en 1985, la Tufa attire par sa vaste programmation chaque année près de 70000 visiteurs de tous âges et catégories sociales. La confédération se compose d’un panel de 29 associations culturelles.

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Rue Weberbach

Weberbach 1, 54290 Trier   
Weberbach

Weberbach

Weberbach, undatiert, Synagoge im Hof des fünften Hauses von links
Copyright: Fotosammlung Wilhelm Deuser im Stadtarchiv Trier

Weberbach, undatiert, Synagoge im Hof des fünften Hauses von links

Weberbach

Weberbach

Dès l’Antiquité, cette rue faisait partie du réseau routier romain et reliait la zone de l’actuelle cathédrale Saint-Pierre et de l’Église Notre-Dame de Trèves aux thermes impériaux. À l’époque moderne, des tisserands et des teinturiers s’y installent. Ils lavent la laine et rincent les tissus teintés dans le cours d’eau Weberbach («ruisseau des tisserands»), qui traversait la ville jusqu’en 1820.

Au 16ème et 17ème siècles, les Juifs furent de nouveau autorisés à séjourner à Trèves, qui était alors placée sous la juridiction temporelle d’un archevêque. Mais la population juive ne s’installa plus dans des quartiers et ghettos, comme cela avait été le cas au Moyen-Âge et jusqu’à leur exil en 1418. Désormais, les Juifs étaient dispersés dans toute la ville, mais surtout dans le quartier de la rue Weberbach.

Une plaque commémorative apposée sur le bâtiment de l’actuelle banque Pax, rappelle qu’entre 1761 et 1859, il y avait ici une synagogue qui était le centre religieux de la communauté juive de Trèves. Le grand-père de Karl Marx, Mordechai Marx Levi (environ 1746–1804), y était rabbin depuis 1788, sous la Principauté archiépiscopale de Trèves, tout comme son beau-père l’avait été avant lui. Après la dissolution de l’Électorat de Trèves en 1794, il porta le titre de rabbin de la ville de Trèves.

Son fils Heinrich Marx, avocat à la cour d’appel de Trèves, va rompre la tradition familiale. Entre 1816 et 1819, il se convertit au protestantisme pour des raisons professionnelles: en effet, en tant que Juif, il n’aurait pas pu accéder à la fonction publique. Ses enfants, dont Karl, ont reçu eux-aussi le baptême protestant en 1824.

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Musée régional rhénan de Trèves

Weimarer Allee 1, 54290 Trier   
Rheinisches Landesmuseum

Rheinisches Landesmuseum

Rheinisches Landesmuseum

Rheinisches Landesmuseum

Rheinisches Landesmuseum

Rheinisches Landesmuseum

Karl Marx 1818-1883. Sa vie. Son œuvre. Son époque.

Musée régional rhénan de Trèves
Du 5 mai au 21 octobre

Sous le titre «Sa vie. Son œuvre. Son époque.», le Musée régional rhénan de Trèves illustre le parcours de Karl Marx et son époque: sur une superficie d’environ 1000m2, l’exposition retrace le cheminement intellectuel et politique de Karl Marx. Le philosophe et futur économiste est particulièrement marqué par les bouleversements économiques et sociaux du 19ème siècle. Une époque très mouvementée qui se caractérise par des aspirations à la liberté et à la démocratie, mais aussi par l’industrialisation et l’urbanisation.

Né dans une époque marquée par une dynamique économique de la bourgeoisie, il rencontre très vite la censure, la répression et la pauvreté. Karl Marx effectue une transition fulgurante du philosophe au communiste et critique social, en passant par le radical-démocrate. Il devient journaliste et révolutionnaire par la parole. Après l’échec des révolutions de 1848, il s’exile à Londres où il poursuit ses études économiques. Il y développe ses analyses d’un système social capitaliste dont les manifestations sont de plus de plus en plus véhémentes. Un sujet qui ne cesse d’être débattu encore aujourd’hui.

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